Les vertus du silence

Méditation et silence

La méditation est souvent considérée comme une pratique silencieuse. Ce qui est vrai.

Cependant pendant les cours de Qi Gong ou les sessions de pleine conscience, les méditations sont souvent guidées pour permettre de rentrer très progressivement dans le silence. Le fait d’être guidé par une voix permet d’avoir un point de concentration et d’éviter à notre esprit de s’échapper.

Au fur et à mesure on peut allonger les temps de silence dans la méditation en gardant notre esprit focalisé, et sans partir systématiquement dans nos pensées habituelles.

Le piège du silence :

La plupart des personnes qui souhaitent méditer seules, se posent dans le silence sans trop savoir quoi faire. Elles peuvent plonger dans les rêveries voire la somnolence qui ne peuvent pas être considéré comme de la méditation.

Même dans le Yoga Nidra (littéralement Yoga du Sommeil) on prendra le plus grand soin à ne pas s’endormir pendant tout le processus.

Il y a méditation quand il y a conscience de ce qui se passe dans notre esprit.

Si l’on souhaite rester en silence, la première des choses que nous allons remarquer c’est qu’il y a un chaos, un bruit incroyable dans notre tête. Une ou des voix qui n’arrêtent pas de parler, de tourner en boucle, des sons, des images mentales etc…

On se décourage rapidement en se disant que l’on n’est pas fait pour la méditation ou le silence.

Deepak Shopra en parle ainsi : « J’ai connu des personnes qui, lorsqu’elles s’étaient résolues à vivre une période de silence, devenaient pratiquement folles les premiers temps. Une impression d’urgence, une profonde anxiété les envahissait. »

méditation de l'ours ?
un petit vélo dans la tête

Le Silence ce n’est pas juste ne pas parler :

Dans les retraites méditatives quand nous demandons aux personnes de rentrer dans le silence pendant une demie journée ou plus, nous précisons qu’il convient également d’éviter :

  • De lire,
  • D’écrire,
  • D’écouter de la musique,
  • D’utiliser son téléphone,
  • De regarder des personnes dans les yeux,
  • De visionner des vidéos etc..

En fait, toute forme de communication qui nous détourne du fait de porter notre attention vers notre intériorité.

Il s’agit de vivre le silence, de passer un certain temps à ne faire qu’Être. Donc, de s’extraire des activités quotidiennes et du discours.

Rentrer dans le silence

Afin de retrouver le contact avec notre nature essentielle, Deepak Shopra, suivant les enseignements millénaires des Védas (tradition de l’Inde) nous conseille de prendre chaque jour une demi-heure dans le silence.

Notre nature véritable, le Soi, notre âme, ou quel que soit le nom qu’on lui donne est de nature divine, spirituelle, au-delà des aléas et mouvements de notre personnalité.

Elle est fondamentalement relié au Non Manifesté, à la Source de la vie à quelque chose de plus grand que notre égo.

C’est dans l’immobilité et le silence que nous pouvons le plus facilement nous reconnecter avec cette source et retrouver un état de paix intérieure.

Ramana Maharshi passa des années dans le silence et la méditation

Franz Kafka l’exprime ainsi :

« Il ne faut pas quitter ta chambre. Reste assis à ta table et écoute. Tu n’as même pas à écouter, attends simplement. Tu n’as même pas à attendre, apprends juste à rester tranquille, calme et solitaire. Le monde s’offrira alors à toi, et te proposera de le démasquer. Il n’aura pas le choix ; il roulera en extase à tes pieds. »

La beauté du silence

Il y a un temps pour chaque chose.

  • Un temps pour agir, un temps pour se reposer.
  • Un temps pour être avec les autres, un temps pour être avec soi.
  • Un temps pour parler, un temps pour le silence.

En osant expérimenter le silence, nous pouvons nous mettre à l’écoute. A l’écoute de cette petite voix intérieure, celle qui nous guide, qui murmure à notre oreille quand nous avons décidé de faire taire les autres voix, le bruit du monde…

Dans ce silence nous retrouvons cette intimité avec notre intériorité et, au lieu de nous sentir seul et démuni nous pouvons paradoxalement nous sentir accompagné et plus confiant.

Pendant les journées de pleine conscience en silence, certains participants ont tendance à angoisser à l’avance en se disant qu’ils n’y arriveront jamais.  Mais à la fin de la journée, ceux sont souvent les mêmes qui ont du mal à rompre le silence et qui garderont le souvenir ému d’une importante découverte.

J’ai beaucoup parlé, et à présent je vais vous laisser vivre votre propre expérience, dans le silence…

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Cet article a 3 commentaires

  1. navarro

    Merci pour ces mots …..

  2. boyer

    tout ceci ce n’est pas pour le commun des mortels;
    cela fait parti d’un appel intérieur. passer quelques jours peut étre possible mais une vie entiére
    cela fait parti d’une grace spéciale pas donnée a tous.nous sommes sur terre pour partager en société
    ORA ET LABORA. le silence OUI mais pas trop

    1. Fabrice

      On est bien d’accord, quelques minutes de silence régulièrement c’est déjà pas mal, surtout si c’est un silence de qualité… C’est juste une pause naturelle à la portée de chacun, pour sortir de l’agitation permanente qui est le lot de tant de personnes dans nos sociétés occidentales.

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